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Urgent

Dans le cadre de la promotion de ses activités et de la sensibilisation des travailleurs et des employeurs sur l’importance de préparer leur avenir, l’Institut National de Sécurité Sociale (INSS) a organisé deux émissions radiophoniques dans la province de Butanyerera.

Ces émissions ont été diffusées le 26 août 2026 sur Remeshamahoro FM, une radio implantée dans la commune de Kirundo, et le 27 août 2026 sur Umuco FM, dans la commune de Ngozi.

Lors de l’émission diffusée sur Remeshamahoro FM, l’INSS était représenté par Nshimirimana Pierre, chargé de la Documentation et de l’Information au siège de l’INSS à Bujumbura, accompagné de Nkuranga Alexandre, chef d’antenne de l’INSS dans la commune de Kirundo.

Sur Umuco FM, l’émission a réuni Nshimirimana Pierre et Céléous Habonimana, représentant de l’agence de l’INSS dans la province de Butanyerera.

Au cours de ces échanges, les représentants de l’INSS ont expliqué l’importance de la sécurité sociale ainsi que les différents avantages dont bénéficie un travailleur dès son affiliation à l’INSS. Ces prestations sont principalement réparties en deux régimes : le régime des pensions et celui des risques professionnels.

Concernant les pensions, les intervenants ont expliqué qu’un assuré de l’INSS qui atteint l’âge de la retraite et qui a cotisé 15 ans et plus bénéficie d’une pension pendant toute sa vie.

En cas de décès de l’assuré, le droit à la pension peut être transmis à ses survivants, notamment à son conjoint légal ou à ses enfants, conformément aux conditions prévues par la législation en vigueur. En l’absence de conjoint ou d’enfants remplissant les conditions requises, la pension peut également revenir aux parents lorsqu’ils sont encore en vie.

Nshimirimana Pierre a également insisté sur l’importance pour un travailleur d’être immatriculé à l’INSS afin de bénéficier d’une protection en cas d’accident du travail.

Il a expliqué que lorsqu’un travailleur immatriculé est victime d’un accident du travail, l’INSS prend en charge les soins médicaux ainsi que les indemnités auxquelles il peut avoir droit, en fonction du degré d’incapacité ou des séquelles résultant de l’accident.

Lorsque les soins nécessaires ne peuvent pas être assurés au Burundi, l’INSS dispose de conventions avec différents hôpitaux à l’étranger permettant, après les vérifications nécessaires, le transfert du bénéficiaire vers ces structures pour y recevoir les soins appropriés. Les frais liés à cette prise en charge sont supportés par l’INSS, conformément aux procédures établies.

Qui doit être affilié à l’INSS ?

En abordant la question des personnes concernées par l’affiliation à l’INSS, les représentants de l’institution ont rappelé que tout travailleur lié par un contrat de travail et rémunéré mensuellement doit bénéficier de la sécurité sociale à travers l’INSS, conformément aux dispositions légales.

Céléous Habonimana, chef d’Agence de l’INSS à Butanyerera, a particulièrement souligné que la sécurité sociale ne concerne pas uniquement les employés de bureau ou les agents de l’Etat. Il a souligné que tout travailleur qui exerce un emploi rémunéré a droit à la sécurité sociale.

Il a ainsi invité les employeurs qui ne sont pas encore affiliés à se rendre au bureau de l’INSS le plus proche afin d’être accompagnés dans les démarches d’affiliation et d’immatriculation de leurs employés.

Quelles sanctions en cas de non-respect de la loi ?

Au cours de ces émissions, Nshimirimana Pierre a également rappelé aux employeurs que la législation prévoit des sanctions en cas de fraude ou de fausse déclaration ainsi qu’en cas de non-respect des obligations relatives à la sécurité sociale des travailleurs.

Il a expliqué que, conformément à l’article 220 de la Loi n°1/12 du 12 mai 2020 portant Code de la protection sociale au Burundi, toute personne qui, par fraude ou fausse déclaration, obtient ou essaie d’obtenir des prestations sociales auxquelles elle n’a pas droit peut être condamnée à une peine d’emprisonnement de 1 à 3 ans, à une amende de 100 000 à 1 000 000 FBu, ou à l’une de ces peines. Elle doit également rembourser les sommes perçues indûment.

Par ailleurs, l’article 221 prévoit également des sanctions pour l’employeur qui ne fait pas immatriculer ses travailleurs à l’INSS ou qui ne verse pas régulièrement les cotisations sociales dues. Il peut être puni d’une peine d’emprisonnement de 10 à 30 jours ou d’une amende comprise entre 100 000 et 500 000 FBu, ou de l’une de ces peines. L’amende est appliquée pour chaque salarié non déclaré.

L’employeur concerné reste également tenu de verser l’ensemble des cotisations qui auraient dû être payées, ainsi que les majorations de retard de paiement. Ces majorations sont de 3 % par mois, selon les cotisations dues pour les travailleurs non déclarés à l’INSS.

En conclusion, les représentants de l’INSS ont constaté que les travailleurs et les employeurs de la province de Butanyerera manifestent un intérêt croissant pour la préparation de leur avenir à travers la sécurité sociale.

Ils ont toutefois appelé ceux qui ne sont pas encore affiliés au régime à rejoindre sans tarder ce programme national de protection sociale, afin de construire ensemble un avenir plus sûr.

Cette démarche s’inscrit dans la vision d’un Burundi émergent à l’horizon 2040 et d’un Burundi développé à l’horizon 2060, où chaque travailleur pourra envisager sa retraite avec dignité, sans dépendre de la solidarité de son entourage, parce qu’il aura pris les dispositions nécessaires pour préparer son avenir.